Harpagophytum : ses bienfaits sur les articulations

publié par Rémi Guédon, calendar_month

Avec l’âge, les articulations vieillissantes peuvent perdre en mobilité et en flexibilité, entraînant gênes et inconforts. Aujourd’hui, les scientifiques étudient de nombreuses molécules végétales pouvant contribuer à maintenir une bonne santé articulaire et renforcer le système locomoteur, en complément des approches classiques.

L’une d’elles est l’extrait d’harpagophytum procumbens, une plante traditionnellement utilisée en Afrique pour limiter les gênes et inconforts, et soutenir le bon fonctionnement des articulations. L’Agence européenne des médicaments et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lui reconnaissent un usage traditionnel et des bienfaits pour prévenir le vieillissement articulaire, contribuer à l’appétit et faciliter la digestion L’EFSA est de plus en train de statuer sur ses vertus pour soutenir la santé, la flexibilité et la mobilité des tendons et des articulations.

bienfaits de l'harpagophytum

Histoire, usage traditionnel et ethnobotanique

Au cœur du désert du Kalahari pousse une plante herbacée à haute valeur médicinale, appelée Harpagophytum procumbens, ou Griffe du diable

L’harpagophytum tire son nom du mot grec « harpagos » signifiant grappin ou crochet. Cette plante a longtemps été considérée comme une espèce nuisible de par la forme de son fruit, caractérisée par des protubérances crochues, pouvant entraver les animaux. La légende raconte que le terme « griffe du diable » provient des ruades et des cabrements réalisés par les animaux entravés pour se défaire de son étreinte [1].

Elle est utilisée depuis des siècles par un peuple de chasseurs-cueilleurs d’Afrique australe dont l’origine remonte au paléolithique supérieur : le peuple Khoïsan. Cette plante est au cœur de la médecine traditionnelle de ce peuple qui l’utilise, en tisane ou broyée, pour soulager divers déséquilibres et inconforts [1].

La culture de cette plante se concentre dans le bassin du désert du Kalahari, entre la Namibie, l’Afrique du Sud, le Botswana et ses frontières septentrionales.  C’est une plante rampante caractérisée par ses fleurs mauves, ses fruits circulaires composés de crochets et sa racine principale portant des racines secondaires appelées tubercules. 

Chez Dynveo, nous utilisons un extrait concentré de tubercules, car les molécules actives s’accumulent dans cette partie de la racine à une teneur 10 fois supérieure que dans les parties aériennes [2]. Cela nous permet ainsi de vous proposer de l'harpagophytum bio concentré à 40% en harpagosides.

Physiologie des articulations vieillissantes

Les bienfaits de l’harpagophytum procumbens sont reconnus pour soutenir la bonne santé des articulations ainsi que maintenir une mobilité et une flexibilité du système locomoteur. Avec le vieillissement, les articulations peuvent perdre en mobilité et entraîner des sensibilités, notamment due à la présence de réactions oxydantes dans le liquide articulaire (ou liquide synovial).

Lorsqu’on avance en âge, le cartilage articulaire a tendance à montrer des signes de fatigue. Cela peut être dû à des chocs anciens, un manque d’activité physique, des problèmes de posture, un excès de poids… e phénomène de vieillissement articulaire est aussi largement provoqué par la présence de molécules pro-oxydantes et de radicaux libres qui entraînent une activation de la réponse immunitaire locale nuisant à la santé du cartilage.

C’est pourquoi il est important d’avoir une hygiène de vie propice à la santé des articulations :

  • Alimentation variée et riche en nutriments antioxydants
  • Activité physique régulière
  • Posture adaptée au travail et à la maison

La stratégie de soutien des articulations en complément alimentaire peut se faire suivant 3 axes :

  • Fournir des nutriments naturellement présents dans les articulations, comme la glucosamine chondroïtine ou le collagène
  • Apporter des actifs qui favorisent le confort, la souplesse et la flexibilité des articulations et des tendons
  • Prendre des aliments ou nutriments antioxydants pour lutter contre le stress oxydatif

Vertus de l’harpagophytum et ses principes actifs

Les premiers contacts entre l’harpagophytum et les scientifiques européens datent de 1820, mais ce n’est qu’au début des années 1900 qu’un scientifique allemand, G.H Mehner, décrit les bienfaits de la plante. En 1962, les principaux actifs de la plante sont caractérisés comme des glycosides iridoïdes, et communément appelés « harpagosides ». 

Parmi les molécules actives aux multiples bienfaits santé, on retrouve :

  • Les harpagosides et les flavonoïdes
  • Des acides aminés, phytostérols, minéraux et vitamines

Les harpagosides participent limiter les sensibilités et gênes en agissant sur divers mécanismes. Parmi ces cibles moléculaires, on retrouve les voies de signalisation AP-1, TNFα, des enzymes cyclooxygénases (COX-1, COX-2 et iNOS), des interleukines(IL-6) et des prostaglandines(PGE2) [3].
Les autres principes actifs de la racine d’harpagophytum procumbens vont agir de façon synergique pour soutenir la mobilité des articulations, mais aussi celles des tendons.

Études cliniques et posologie



Inconforts articulaires

Plusieurs essais cliniques ont évalué l’efficacité de l’harpagophytum sur le confort du système locomoteur. Trois études cliniques, portant sur 636 personnes, démontrent que l’harpagophytum diminue les gênes et participe au maintien des capacités articulaires au niveau du genou, des doigts, de la hanche et des chevilles. Les études concluent également à une nette amélioration de la qualité de vie chez la majorité des personnes [4].

Gênes lombaires

Quatre études, portant sur 694 personnes, montrent également les vertus de l’harpagophytum sur la sensibilité et la flexibilité des articulations localisées dans le bas du dos, avec un excellent profil d’efficacité et de sécurité. Cependant, d'autres études complémentaires sur l'homme sont nécessaires pour confirmer ou non ces résultats préliminaires.

Digestion et appétit 

L’harpagophytum fait partie des plantes présentant des propriétés traditionnellement reconnues sur la digestion. L’agence européenne du médicament, l’Organisation mondiale pour la santé, la commission E du ministère allemand et la coopération européenne en phytothérapie (ESCOP) reconnaissent l’usage traditionnel de la griffe du diable pour soutenir la digestion et l'appétit.  Nous pouvons également vous suggérer une association avec le Chardon-Marie BIO, l’artichaut ou le thé. 

Utilisation et dosage

La posologie de l’harpagophytum est basée sur le taux d’harpagosides et non sur la quantité de poudre ou d’extrait. En tant qu’actifs principaux, ils sont utilisés pour caractériser un extrait, avec une teneur de 1.2% minimum selon les normes de la pharmacopée européenne. Les études cliniques montrent des bienfaits sur la santé à partir de 50mg, à prendre une fois par jour, pendant 2 à 3 mois ou au long court selon les besoins.

Quel est l'harpagophytum le plus efficace ?

Pour un grade de qualité d'excellence, nous vous proposons un Harpagophytum à la fois certifié BIO et efficace.

Récolté selon les normes de l'agriculture biologique en Namibie (son biotope naturel), il est 100% fabriqué en France : extraction et conditionnement. Il est normalisé à 40% d’harpagosides, soit 80mg par gélule, ce qui représente la dose quotidienne optimale. Selon nos retours clients, il faut environ 3 semaines pour observer ses effets.

N’hésitez pas à découvrir notre produit et à l'essayer pour vous faire votre propre avis.

Contre-indication, interactions et danger de l’harpagophytum

Sûreté et durée : l’extrait de racine de griffe du diable est sûr, à la dose conseillée, sur une durée maximale de 6 mois, suivant les recommandations de l’agence européenne du médicament. Il n’existe pas d’étude supérieure à 1 an de prise, permettant de conclure sur les effets à long terme. Une étude analysant les effets secondaires de 28 essais cliniques, sur 6 892 personnes, conclut que moins de 2% des personnes peuvent avoir de légers désagréments intestinaux sur les doses les plus fortes. En effet, la cure peut entraîner un léger effet laxatif. À des doses très fortes (supérieur à 8 100mg d’extrait pendant 6 mois), des maux de tête ou des migraines peuvent apparaître [5]. Les études montrent également que la supplémentation en harpagophytum n'entraîne pas d’inflammation.

Durée de la prise et association nutraceutique : l’harpagophytum est donc un extrait sûr, mais nous conseillons de respecter la dose d’une gélule par jour, suffisante pour entraîner une action physiologique, sur une durée de 2 à 4 mois. Vous pouvez également l’utiliser en association avec des gélules de PEA, de pycnogénol ainsi que de collagène marin ou de glucosamine & chondroïtine. Si les inconforts sont encore présents après, vous pouvez alterner avec d’autres molécules telles que la curcumine extraite du curcuma

Grossesse et allaitement :  les effets des harpagosides sur le placenta et les nouveau-nés ne sont, aujourd’hui, pas suffisamment évalués pour pouvoir conclure sur leur innocuité. Nous rappelons également qu’il convient de demander l’avis d’un médecin pour se supplémenter à partir d’extrait de plantes, en cas de grossesse et d’allaitement. De plus, malgré l’utilisation quotidienne et traditionnelle de la griffe du diable chez les femmes enceintes africaines, de récentes études montrent qu'elle peut entraîner de légères contractions au niveau de l’utérus. Nous conseillons donc d’autres produits, principalement du collagène (lire notre article : les bienfaits du collagène, lequel choisir ?) ou notre glycine pure en poudre, pour les femmes enceintes et allaitantes.

Interactions médicamenteuses et contre-indications : Les interactions avec les médicaments sont relativement faibles. Il n’y a pas de rapport de sérieux effets négatifs après interactions avec un médicament dans les différents systèmes de pharmacovigilance. Néanmoins, au vu du mode d’action de l’harpagophytum, nous vous conseillons l’avis du médecin si vous suivez un traitement pour des problématiques cardiaques telles que l’hypertension, des troubles du rythme cardiaque, des réactions inflammatoires chroniques, ou en cas de prise de médicaments hypoglycémiants. De plus, il est déconseillé de prendre cet extrait en cas d’ulcère ou de calculs à la vésicule

Sources :

[1] Georgiev, Milen I., et al.

[2] Mncwangi, Nontobeko, et al.

[3] Fiebich, Bernd L., et al.

[4] Menghini, Luigi, et al.

[5] Warnock, Mary, et al.

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