Harpagophytum : Ses bienfaits sur les articulations

- Catégories : Propriétés et bienfaits

Les troubles musculosquelettiques sont des maladies chroniques courantes, progressives et invalidantes, pouvant provoquer douleurs et inflammations dans les articulations du corps humain. La limitation des traitements médicamenteux actuels pousse les scientifiques à se tourner vers d’autres traitements naturels issus des plantes.

L’une d’elles est l’extrait d’harpagophytum procumbens, une plante traditionnellement utilisée en Afrique pour lutter contre les douleurs articulaires et l’inflammation. L’Agence européenne des médicaments et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lui reconnaissent un usage traditionnel et des bienfaits pour traiter la douleur, les rhumatismes, l’arthrose, les troubles neurodégénératifs du système locomoteur ainsi que les problèmes digestifs. L’EFSA est de plus en train de statuer sur ses vertus pour soutenir la santé, la flexibilité et la mobilité des tendons et des articulations. 

Dans le cadre de cet article, nous vous présentons l’histoire de l’harpagophytum, ses bienfaits, les caractéristiques et les principes actifs de cette plante ainsi que son utilisation, sa posologie et les associations nutraceutiques possibles pour traiter les douleurs articulaires. 

bienfaits de l'harpagophytum

Histoire, usage traditionnel et ethnobotanique

Au cœur du désert du Kalahari pousse une plante herbacée à haute valeur médicinale, appelée Harpagophytum procumbens, ou Griffe du diable

L’harpagophytum tire son nom du mot grec « harpagos » signifiant grappin ou crochet. Cette plante a longtemps été considérée comme une espèce nuisible de par la forme de son fruit, caractérisée par des protubérances crochues, pouvant entraver les animaux. La légende raconte que le terme « griffe du diable » provient des ruades et des cabrements réalisés par les animaux entravés pour se défaire de son étreinte [1].

Elle est utilisée depuis des siècles par un peuple de chasseurs-cueilleurs d’Afrique australe dont l’origine remonte au paléolithique supérieur : le peuple Khoïsan. Cette plante est au cœur de la médecine traditionnelle de ce peuple qui l’utilise, en tisane ou broyée, pour traiter diverses pathologies telles que la fièvre, la fatigue, les problèmes gastro-intestinaux, le diabète, l’hypertension, les douleurs articulaires et inflammatoires [1]. 

La culture de cette plante se concentre dans le bassin du désert du Kalahari, entre la Namibie, l’Afrique du Sud, le Botswana et ses frontières septentrionales.  C’est une plante rampante caractérisée par ses fleurs mauves, ses fruits circulaires composés de crochets et sa racine principale portant des racines secondaires appelées tubercules. 

Chez Dynveo, nous utilisons un extrait concentré de tubercules, car les molécules actives s’accumulent dans cette partie de la racine à une teneur 10 fois supérieure que dans les parties aériennes [2]. Cela nous permet ainsi de vous proposer de l'harpagophytum bio concentré à 40% en harpagosides.

Physiopathologies des douleurs articulaires

Les bienfaits de l’harpagophytum procumbens sont reconnus pour soutenir la bonne santé des articulations et soulager les douleurs articulaires. Ces-dernières, regroupées sous le terme de « rhumatisme », réunissent diverses pathologies telles que l’arthrose (ou ostéo-arthrite), l’ostéoporose et la polyarthrite, partageant comme signe physiopathologique une inflammation du liquide articulaire (ou liquide synovial).

La présence de molécules pro-inflammatoires et de radicaux libres va entraîner une activation de la réponse immunitaire, qui à son tour, va produire du stress oxydatif et d’autres molécules de l’inflammation. Cela accélère donc la destruction des cartilages et des os. Il convient alors de bloquer cette réaction en chaîne pour limiter la progression de l’ostéo-arthrite. 

La stratégie de lutte doit se faire suivant 3 facteurs pathologiques majeurs :

  • La dégénération du cartilage
  • Le stress oxydatif et l’inflammation
  • Le renforcement des défenses immunitaires

Il est possible de ralentir la destruction du cartilage via une supplémentation en glucosamine chondroïtine ou en collagène marin

harpagophytum troubles articulaires et arthrose

Vertus de l’harpagophytum et ses principes actifs

Les premiers contacts entre l’harpagophytum et les scientifiques européens datent de 1820, mais ce n’est qu’au début des années 1900 qu’un scientifique allemand, G.H Mehner, décrit les bienfaits médicinaux de la plante. En 1962, les principaux actifs de la plante sont caractérisés comme des glycosides iridoïdes, et communément appelés « harpagosides ». Parmi les molécules actives aux multiples bienfaits santé, on retrouve :

  • Les harpagosides, aux propriétés analgésiques et anti-inflammatoires
  • Les flavonoïdes aux propriétés antioxydantes, synergiques avec la propriété anti-inflammatoire
  • Des acides aminés, phytostérols, minéraux et vitamines

Les harpagosides participent à la régulation de l’inflammation en agissant sur différentes molécules de signalisation et de propagation de l’inflammation. Parmi ces cibles moléculaires, on retrouve les voies de signalisation AP-1, TNFα, des enzymes cyclooxygénases (COX-1, COX-2 et iNOS), des interleukines(IL-6) et des prostaglandines(PGE2). Le mode d’action de l’extrait d’harpagophytum entraîne plusieurs bienfaits pour la santé [3].

Les principes actifs de la racine d’harpagophytum procumbens vont agir de façon synergique pour soulager et soutenir la mobilité des articulations. Les harpagosides participent à la régulation de l’inflammation en agissant sur différentes molécules de signalisation et de propagation de celle-ci. Parmi ces cibles moléculaires, on retrouve les voies de signalisation AP-1, TNFα, des enzymes cyclooxygénases (COX-1, COX-2 et iNOS), des interleukines(IL-6) et des prostaglandines(PGE2). Les flavonoïdes vont aider à limiter le stress oxydant en inhibant les radicaux libres. L’extrait d’harpagophytum procumbens propose donc une alternative naturelle pour lutter contre les rhumatismes.

Études cliniques et posologie

Douleurs articulaires 

Plusieurs essais cliniques ont évalué l’efficacité de l’harpagophytum pour soulager les douleurs musculosquelettiques. Trois études cliniques, portant sur 636 patients, démontrent que l’harpagophytum diminue la douleur et ralentit la progression des rhumatismes, et plus particulièrement de l’arthrose, au niveau du genou, des doigts, de la hanche et des chevilles. Un de ces essais compare la griffe du diable avec un traitement à base de diacéréine, et conclut que la griffe du diable est aussi efficace que le médicament, mais présente une meilleure sûreté, sur le panel de l’étude. Depuis 2014, la diacéréine n’est plus recommandée pour les personnes de plus de 65 ans, en raison de désordres digestifs fréquents, d’hépatites et de réactions cutanées. Les études concluent également à une nette amélioration de la qualité de vie chez la majorité des patients [4].

Douleurs lombaires 

Quatre études, portant sur 694 patients, montrent également les vertus de l’harpagophytum sur la douleur inflammatoire localisées dans le bas du dos, avec une efficacité égale et une sûreté supérieure au médicament controversé à base de rofécoxib (un traitement anti-inflammatoire). Cependant, d'autres études complémentaires sur l'homme sont nécessaires pour confirmer ou non ces résultats préliminaires.

Digestion et appétit 

L’harpagophytum fait partie des plantes présentant des propriétés médicinales traditionnellement reconnues sur la digestion. L’agence européenne du médicament, l’Organisation mondiale pour la santé, la commission E du ministère allemand et la coopération européenne en phytothérapie (ESCOP) reconnaissent l’usage traditionnel de la griffe du diable pour traiter les difficultés de digestion et la perte d’appétit.  Nous pouvons également vous suggérer une association avec le Chardon-Marie BIO, l’artichaut ou le thé. 

Utilisation et dosage

La posologie de l’harpagophytum est basée sur le taux d’harpagosides et non sur la quantité de poudre ou d’extrait. En tant qu’actifs principaux, ils sont utilisés pour caractériser un extrait, avec une teneur de 1.2% minimum selon les normes de la pharmacopée européenne. Les études cliniques montrent des bienfaits sur la santé à partir de 50mg, à prendre une fois par jour, pendant 2 à 3 mois ou au long court selon les besoins.

Quel est l'harpagophytum le plus efficace ?

Pour un grade de qualité d'excellence, nous vous proposons un Harpagophytum à la fois certifié BIO et efficace :

Récolté selon les normes de l'agriculture biologique en Namibie (son biotope naturel), il est 100% fabriqué en France : extraction et conditionnement. Il est normalisé à 40% d’harpagosides, soit 80mg par gélule, ce qui représente la dose quotidienne optimale. Selon nos retours clients, il faut environ 3 semaines pour observer ses effets.

N’hésitez pas à découvrir notre produit et à l'essayer pour vous faire votre propre avis :

harpagophytum bio gélule

Contre-indication, interactions et danger de l’harpagophytum

Sûreté et durée de la cure : L’extrait de racine de griffe du diable est sûr, à la dose conseillée, sur une durée maximale de 6 mois, suivant les recommandations de l’agence européenne du médicament. Il n’existe pas d’étude supérieure à 1 an de traitement, permettant de conclure sur les effets à long terme. Une étude analysant les effets secondaires de 28 essais cliniques, sur 6 892 patients, conclut que moins de 2% des personnes peuvent avoir de légers désagréments intestinaux sur les doses les plus fortes. En effet, la cure peut entraîner un léger effet laxatif. À des doses très fortes (supérieur à 8 100mg d’extrait pendant 6 mois), des maux de tête ou des migraines peuvent apparaître [5]. 

Durée de la cure et association nutraceutique : L’harpagophytum est donc un extrait sûr, mais nous conseillons de respecter la posologie d’une gélule par jour, suffisante pour entraîner un action physiologique, sur une durée de 2 à 4 mois. Vous pouvez également l’utiliser en association avec des gélules de PEA, de pycnogénol ainsi que de collagène marin ou de glucosamine & chondroïtine. Si les douleurs sont encore présentes après cette cure, vous pouvez alterner avec d’autres molécules telles que la curcumine extraite du curcuma.

Grossesse et allaitement :  Les effets des harpagosides sur le placenta et les nouveau-nés ne sont, aujourd’hui, pas suffisamment évalués pour pouvoir conclure sur leur innocuité. Nous rappelons également qu’il convient de demander l’avis d’un médecin pour se supplémenter à partir d’extrait de plantes, en cas de grossesse et d’allaitement. De plus, malgré l’utilisation quotidienne et traditionnelle de la griffe du diable chez les femmes enceintes africaines, de récentes études montrent qu'elle peut entraîner de légères contractions au niveau de l’utérus. Nous conseillons donc d’autres produits, principalement du collagène (lire notre article : les bienfaits du collagène, lequel choisir ?) ou notre glycine pure en poudre, pour les femmes enceintes et allaitantes.

Interactions médicamenteuses et contre-indications : Les interactions avec les médicaments sont relativement faibles. Il n’y a pas de rapport de sérieux effets négatifs après interactions avec un médicament dans les différents systèmes de pharmacovigilance. Néanmoins, au vu du mode d’action de l’harpagophytum, nous vous conseillons l’avis du médecin si vous suivez un traitement pour des problématiques cardiaques telles que l’hypertension, des troubles du rythme cardiaque ou en cas de prise de médicaments hypoglycémiants. De plus, il est déconseillé de prendre cet extrait en cas d’ulcère ou de calculs à la vésicule.

Références :

[1] Georgiev, Milen I., et al. "Harpagoside: from Kalahari Desert to pharmacy shelf." Phytochemistry 92 (2013): 8-15.

[2] Mncwangi, Nontobeko, et al. "Devil's Claw—A review of the ethnobotany, phytochemistry and biological activity of Harpagophytum procumbens." Journal of ethnopharmacology 143.3 (2012): 755-771.

[3] Fiebich, Bernd L., et al. "Molecular targets of the antiinflammatory Harpagophytum procumbens (devil's claw): inhibition of TNFα and COX‐2 gene expression by preventing activation of AP‐1." Phytotherapy Research 26.6 (2012): 806-811.

[4] Menghini, Luigi, et al. "Devil's claw (Harpagophytum procumbens) and chronic inflammatory diseases: A concise overview on preclinical and clinical data." Phytotherapy Research 33.9 (2019): 2152-2162.

[5] Warnock, Mary, et al. "Effectiveness and safety of Devil's Claw tablets in patients with general rheumatic disorders." Phytotherapy Research: An International Journal Devoted to Pharmacological and Toxicological Evaluation of Natural Product Derivatives 21.12 (2007): 1228-1233.

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