Palmitoyléthanolamide (PEA) : les bienfaits d'une molécule étonnante

- Catégories : Propriétés et bienfaits

Le palmitoyléthanolamide, plus couramment appelé PEA, est une molécule aux multiples bienfaits produite par notre corps. Le PEA peut agir sur différents axes clés tels que l’inflammation et la douleur. Il joue aussi un rôle métabolique et cellulaire très important pour maintenir l’organisme en bonne santé. Découvrez dans cet article cette molécule ainsi que son mode d’action sur notre corps.

La découverte du PEA

Le PEA est un acide gras, c’est-à-dire un lipide, connu et étudié depuis de nombreuses années. Un chercheur du nom de Coburn le découvrit grâce à ses travaux sur le rhumatisme articulaire aigu de l’enfant dans les années 1940. Il s’aperçut que supplémenter les enfants avec du jaune d’œuf permettait de diminuer le risque d’infection au streptocoque, la bactérie en cause de cette maladie.

En effet, certains aliments contiennent naturellement du PEA, comme les œufs, la viande, le lait et les arachides. L'organisme produit également cette molécule en cas de stress, d’inflammation ou d’infection.

Cette découverte entraîne de nombreuses recherches. L'objectif étant de découvrir les différents mécanismes d’action du PEA au sein de l’organisme, et d’identifier les usages possibles chez l’homme.

Le PEA, un allié contre la douleur et l’inflammation

Le PEA a un large spectre d’action et c’est donc une molécule très intéressante pour la santé. Elle peut être utilisée pour l’amélioration de plusieurs fonctions de l’organisme.

Une solution contre la douleur

Lors d’une infection ou d’une blessure, l’une des premières actions du corps est de déclencher la réaction inflammatoire. Cette réaction va activer les mécanismes de défense et la réponse immunitaire. Le palmitoyléthanolamide, qui fait partie de ces molécules de défense, est notamment produit lorsqu’une douleur est ressentie. Il se fixe sur les récepteurs de la douleur, appelés nocicepteurs, et inhibe ainsi la sensation de douleur. Une étude clinique sur 786 patients indique que le PEA permet de réduire la douleur, de façon plus ou moins poussée selon le ressenti et la sensibilité du patient1.

Palmitoyléthanolamide et inflammation

Lorsque le processus inflammatoire se déclenche, certains mécanismes cellulaires s’activent. Par exemple, les mastocytes, qui sont des cellules immunitaires, vont migrer sur le site de l’inflammation et libérer des médiateurs cellulaires (cytokine, histamine…). Ces médiateurs sont des molécules qui permettent d’activer certaines réponses immunitaires. Le PEA peut être particulièrement intéressant dans cette situation puisqu’il empêche la migration des mastocytes et inhibe ainsi les réactions inflammatoires.

L’inflammation est un processus présent dans de nombreuses pathologies sur lesquelles il est possible d’agir avec cette molécule. Une étude portant sur 1484 personnes atteintes de douleurs chroniques démontre qu’une supplémentation en palmitoyléthanolamide à une dose variant de 300 à 1200 mg sur une période de 20 à 60 jours permet de réduire progressivement l’intensité de la douleur2.

Graphique : le pea aide à diminuer l'intensité de la douleur

D’autres données montrent aussi de bons résultats sur l’action du PEA dans la neuro-inflammation. En effet, le système nerveux contient une quantité importante de PEA car c’est un de ses principaux sites d’action. Il permet de protéger les cellules nerveuses et ainsi de limiter les inflammations chroniques et leurs symptômes. Ceci permet de diminuer le risque de développer des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson3.

L’action anti-inflammatoire du PEA peut donc être utile pour aider à soulager diverses pathologies comme les infections par certains virus. Elle peut aussi jouer un rôle dans la réaction allergique, dans laquelle les mastocytes ont un rôle très important.

PEA, cycle menstruel et confort féminin

L’action du PEA sur la douleur et l’inflammation est également intéressante pour soulager les douleurs menstruelles. En effet, des études cliniques ont mis en évidence son efficacité pour soulager la dysménorrhée et l’endométriose. La dysménorrhée est l’affection gynécologique la plus répandue chez les femmes en âge en procréer. Elle se caractérise par des crampes douloureuses des régions pelvienne et abdominale pouvant irradier vers les lombaires et les membres inférieurs.
La chute de progestérone précédant les menstruations entraîne la libération d’acide gras comme l’acide arachidonique et de médiateurs cellulaires pro inflammatoires tels que les prostaglandines F2 et E2. Ces molécules induisent la vasoconstriction et la contraction du muscle utérin, pouvant donner lieu à des douleurs pelviennes irradiantes. Durant les deux premiers jours du cycle, les femmes atteintes de dysménorrhée ont un flux menstruel plus chargé en prostaglandines. Cela coïncide avec des douleurs plus prononcées.

Une étude clinique réalisée chez 220 femmes atteintes de dysménorrhée montre une diminution significative de la douleur après la prise pendant 10 jours de PEA et d’un glucoside du resvératrol, à compter du 24e jour du cycle4. L’action antagoniste des oméga-3 sur l’acide arachidonique permet également de soulager la douleur, comme démontré lors de deux études cliniques regroupant 165 personnes, dont l’une utilisant l’huile de krill NKO5.

La dysménorrhée peut également être associée à l’endométriose. Cette maladie inflammatoire chronique touche 10% des femmes est causée par la présence de tissu endométrial extra-utérin. Une étude clinique randomisée en double aveugle montre une diminution de la douleur après la prise pendant 3 mois de PEA et de resvératrol.

Pour conclure, la prise de PEA, associée avec un antioxydant et des oméga-3 permet de soulager les douleurs pelviennes, mais nécessite une prise en amont et en aval du cycle menstruel.

D’autres recherches scientifiques étudient encore le PEA, qui n’a pas fini de dévoiler ses effets bénéfiques sur la santé. Ces études portent notamment sur l’utilisation du PEA pour le traitement des troubles digestifs et cardiovasculaires ainsi que la dépression6.

Comment le PEA agit-il sur l’organisme

Dans le corps humain, ce sont les membranes cellulaires qui synthétisent le PEA. Ce dernier agit en tant que médiateur cellulaire, c’est-à-dire qu’il permet aux cellules de communiquer entre elles. Il subvient également rapidement aux besoins spécifiques des cellules lors d’un stress physiologique (infection, inflammation, douleur…).

Le PEA peut donc agir sur différents cibles et récepteurs, et est nécessaire au bon fonctionnement des défenses immunitaires, notamment pour réduire l’inflammation et maintenir l’équilibre au sein du corps humain.

Cette molécule appartient au système endocannabinoïde, un système qui permet la communication cellulaire et intervient dans les défenses de l’organisme face à divers troubles. Les récepteurs, que l’on nomme récepteurs cannabinoïdes, agissent sur deux axes : le système immunitaire et le système nerveux. Ces récepteurs sont activés par des substances endogènes, propres à l’organisme : les endocannabinoïdes, qui sont des dérivés d’acides gras (lipides). Ils peuvent aussi être stimulés par les phytocannabinoïdes de certaines plantes comme le cannabidiol (CBD) et le tétrahydrocannabinol (THC) contenus dans le chanvre. D’autres molécules nommées « endocannabinoïdes-like » sont des molécules similaires aux endocannabinoïdes, c’est le cas du PEA.

Les modes d'action du PEA

Comment se supplémenter en palmitoyléthanolamide ?

Maintenant que vous en savez un peu plus sur cet acide gras, voici quelques notions pour vous supplémenter en PEA de façon optimale.

Il est possible d’apporter du PEA via l’alimentation. Plusieurs aliments en contiennent naturellement comme les arachides, les œufs, les produits laitiers, ou encore la viande.

Les nutraceutiques permettent aussi d'apporter du palmitoyléthanolamide. Il est alors important de faire attention à la formulation. En effet, elle va définir la qualité de l’assimilation du PEA. Ce dernier est un corps gras, son absorption est donc limitée puisqu’il est peu soluble. Pour une biodisponibilité optimale, les formes micronisées (particules fines) semblent les plus fiables selon les études cliniques. C’est la forme que Dynveo a choisie : le Palmitoyléthanolamide OptiPEA®, un grade micronisé avec une bonne assimilation et une pureté supérieure à 99%. Ce PEA est d’origine 100% végétale, il provient de l’acide palmitique.

Flacon Palmitoyléthanolamide PEA Dynveo

Références 

  1. Artukoglu, Bekir Berker, et al. "Efficacy of palmitoylethanolamide for pain: a meta-analysis." Pain Physician 20.5 (2017): 353-362.
  2. Einaudi, Via Luigi, and Giustino Varrassi. "Palmitoylethanolamide, a special food for medical purposes, in the treatment of chronic pain: a pooled data meta-analysis." Pain Physician 19 (2016): 11-24.
  3. Petrosino, Stefania, and Aniello Schiano Moriello. "Palmitoylethanolamide: A Nutritional Approach to Keep Neuroinflammation within Physiological Boundaries—A Systematic Review." International journal of molecular sciences 21.24 (2020): 9526.
  4. Clayton, Paul, et al. "Palmitoylethanolamide: A Natural Compound for Health Management." International Journal of Molecular Sciences 22.10 (2021): 5305.
  5. Sampalis, Fotini, et al. "Evaluation of the effects of Neptune Krill Oil™ on the management of premenstrual syndrome and dysmenorrhea." Alternative medicine review 8.2 (2003): 171-179.
  6. https://aor.ca/wp-content/uploads/AOR-White-Paper-P.E.A.-FR.pdf

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