Faire baisser la glycémie naturellement grâce à l’hygiène de vie

publié par Les experts Dynveo, calendar_month

Dans cet article, nous décryptons tous les mécanismes physiologiques de l’organisme pour réguler le taux de sucre. Ensuite, nous détaillerons l’alimentation qui est le plus susceptible de faire baisser la glycémie naturellement. Puis nous expliquons les pratiques sportives qui ont un réel impact selon les scientifiques. Enfin, nous vous livrons quelques plantes qui peuvent donner un coup de pouce pour maintenir votre glycémie.

Comment l’organisme fait baisser la glycémie naturellement ?  

Afin de faire baisser la glycémie, l’organisme a de multiples moyens à sa disposition. De nombreux organes et molécules interviennent pour maintenir l’équilibre fragile du taux de sucre dans le sang.

Ralentissement de la vidange gastrique

Plus la vidange de l’estomac se fait dans la durée, plus les glucides sont libérés de manière progressive dans l’intestin. Ainsi, leur assimilation dans le sang est plus étalée, minimisant l’élévation de la glycémie après les repas.

Dans l’alimentation, ce sont les fibres qui ont la propriété de ralentir le passage des aliments dans l’estomac.  La prise de fibres insolubles augmente le temps de séjour des aliments dans l’estomac. Quant à elles, les fibres solubles forment, au contact de l’eau, un gel qui ralentit la vidange gastrique. Aussi, elles ont un effet prébiotique sur le microbiote qui contribue à ce que la flore intestinale sécrète du propionate, une molécule donnant le signal ralentir la vidange gastrique au cerveau.

La quantité de fibres des aliments influence la glycémie après repas (1), ainsi que le sentiment de satiété. Leur présence permet de baisser l’index glycémique des aliments.  Mais en plus, elles exercent la même action vis-à-vis des graisses : c’est pourquoi elles aident à maintenir aussi la cholestérolémie.

Les fibres insolubles sont : cellulose, hémicellulose et lignine Les fibres solubles regroupent pectine, amidon résistant, inuline, oligofructose, bêta-glucane et divers polysaccharides.

Limitation de la dégradation des sucres complexes

Afin de décomposer les glucides complexes en glucose, l’organisme sécrète des enzymes au niveau de la salive et des intestins: l’α-glucosidase et l’α-amylase. L’activité de dégradation de ces enzymes aboutit à la production de glucose qui, assimilés dans le sang, augmentent la glycémie. Ce mécanisme naturel a pour vocation de nourrir l’ensemble des cellules en glucose. Mais cette action doit être tempérée pour éviter une conversion en glucose trop intense.

D’autant plus que les glucides complexes sont particulièrement bénéfiques pour la santé. Les études scientifiques relatent que ces glucides complexes favorisent la satiété et réduisent les fringales. Ils sont également bénéfiques pour le microbiote car ils produisent des acides gras à chaîne courte.

De manière générale, les polyphénols, retrouvés en abondance dans les fruits et les légumes, inhibent ces enzymes pour limiter la conversion des sucres complexes en glucose (2). Les recommandations officielles de consommer 5 fruits et légumes par jour comblent les besoins en polyphénols.

Les polyphénols se retrouvent dans tous les fruits et légumes. Ils regroupent notamment les flavonoïdes, anthocyanes et les tanins

Modulation de l’assimilation intestinale des sucres

L'absorption active du glucose a lieu au niveau des cellules épithéliales de l'intestin grêle grâce au transporteur SGLT1. Ces transporteurs de protéines favorisent le passage du glucose de l’intestin vers la circulation sanguine. Cela permet aux cellules d’être nourries en glucose, mais cela augmente aussi la glycémie.

Là encore, l’action de ses transporteurs est modulée par les polyphénols que l’on trouve dans les fruits et les légumes. Mais plusieurs saponines, molécules présentes dans les plantes, ont aussi cette action.

L’insuline, l’hormone principale pour baisser la glycémie

L’insuline est un peptide à deux chaînes d'acides aminés agissant comme une hormone. Elle est synthétisée par les cellules bêta du pancréas, en réponse à une élévation du taux de sucre dans le sang. La sécrétion d’insuline est le principal mécanisme qui fait baisser la glycémie. Sa sécrétion permet la pénétration du glucose dans les cellules par ce que l’on appelle les voies de signalisation de l’insuline.

La encore, les polyphénols présents dans les végétaux permettent de stimuler la sécrétion de l’insuline. C’est par exemple, le cas des polyphénols de la cannelle. Mais on sait aussi que d’autres molécules végétales ont une action stimulatrice, conduisant à faire baisser la glycémie. Par exemple, c’est le cas de l’acide abcissique, de l’acide ursolique (4) et de certaines saponines. C’est pourquoi, de nouveau, une alimentation riche en végétaux permet d’accompagner l’organisme pour faire baisser la glycémie. D’autre part, les aliments riches en zinc permettent de maintenir la glycémie car c’est un minéral essentiel au fonctionnement des cellules β du pancréas.

Aliments riches en zinc : viandes, fruits de mer, céréales et légumineuses

L’incrétine, une autre hormone importante

L’incrétine, appelée aussi peptide de type glucagon-1 (GLP-1), est une hormone sécrétée par l’intestin. Le GLP-1 est libéré en réponse à l'ingestion d'un repas (généralement dans les 15 à 30 minutes). Il améliore la sécrétion d'insuline par les cellules bêta pancréatiques, ce qui limite la réponse glycémique postprandiale. Il contribue aussi à limiter la production de glucagon, une hormone hyperglycémiante.

Beaucoup d’aliments favorisent la sécretion de GLP-1 (5). Il s’agit de ceux qui sont riches en protéines, an acides aminés (notamment la glutamine), en fibres ou en acides gras insaturés (6). Et de nouveau... ceux riches en polyphénols! 

Foie et glycogénogénèse pour faire baisser la glycémie

Le foie joue un rôle fondamental sur l’équilibre de la glycémie. Il a la capacité à stocker du glucose sous forme de glycogène sous l’action de l’insuline: c’est la glycogénogenèse. Mais le glucose peut aussi être stocké sous forme de lipides si les réserves de glycogènes sont saturées : c’est la lipogenèse, qui se fait également sous influence de l’insuline.

L’accumulation de graisses dans le foie est essentiellement liée à l’excès de glucose sanguin. Et, lorsque le foie stocke trop de gras pendant trop longtemps, la glycémie est durablement augmentée.

Parallèlement, le foie produit du glucose à partir du glycogène stocké : c’est la glycogénolyse. Le foie a aussi la capacité à synthétiser du glucose à partir des graisses et des protéines stockées dans les tissus adipeux et les muscles, par un mécanisme appelé néoglucogénèse. La néoglucogénèse est permanente et elle participe à élever la glycémie lorsque l’organisme en a besoin.  Mais lorsque la glycémie s’élève lors des repas, elle est sensé baisser en intensité. Ceci se fait, encore une fois, sous l'action de l’insuline (7).

Chez les personnes qui ont une résistance à l’insuline (8) (9), la baisse de la néoglucogénèse ne s’effectue pas correctement. Ainsi, l’augmentation de la glycémie après repas n’est pas compensée par la baisse de la production de glucose par le foie. Mais là encore, des nutriments communs dans les aliments végétaux peuvent aider le foie à limiter la néoglucogénèse (10) : Polyphénols et acide férulique. L’enzyme AMPK diminuant aussi la néoglucogénèse (voir plus bas), les aliments qui stimulent cette enzyme auront aussi un impact positif.

La pénétration du glucose dans les cellules

La sécrétion d’insuline, sous l’effet de l’augmentation de la glycémie, active les transporteurs GLUT-4 qui permettent l’incorporation du glucose dans les cellules adipeuses et musculaires (11). C’est pourquoi les muscles et les tissus gras sont des tampons essentiels à l’équilibre de la glycémie.

De nombreux aliments stimulent les transporteurs GLUT-4. Ils permettent ainsi de favoriser le passage du glucose vers les muscles et les tissus graisseux. Il s’agit encore des aliments riches en polyphénols (12), mais également ceux riches en acide ursolique, en chrome (13), en acide abcissique (14). Les lignanes, des polyphénols particuliers, sont aussi efficaces.

Aliments riches en acide ursolique : peau de pommes et des raisins, pruneaux et les principaux aromates.

Au niveau de la membrane des cellules, l’insuline active aussi des récepteurs appelés tyrosine kinase (15). Le chrome est nécessaire au fonctionnement de la chromoduline, une protéine augmentant la signalisation de ces récepteurs (16).

Limiter les excès de graisses dans le foie, les muscles et le tissu adipeux

L’excès de graisse dans le foie, les muscles et le tissu adipeux diminue la sensibilité à l’insuline (17). Les transporteurs GLUT-4 sont aussi moins stimulés par l’insuline, ce qui limite la pénétration de glucose dans les muscles et le tissu adipeux. La néoglucogénèse opérée par le foie est perturbée et ne se réduit pas suffisamment en cas de glycémie élevée. Il s’en suit une inflammation et une accumulation de radicaux libres qui perturbe davantage l’efficacité de l’insuline (18). 

Tout ce processus engendre une augmentation durable de la glycémie. Ce qu’on appelle la résistance à l’insuline, qui prend racine dans un excès de graisse accumulé, lui-même favorisé par un excès de glucose sanguin initial. C’est pourquoi les personnes en surpoids, avec des lipides sanguins perturbés sont prédisposées à développer une résistance à l’insuline.

Afin d’éviter l’accumulation de graisses dans le foie et les tissus, il faut éviter les excès de glycémie, car le sucre se transforme justement en gras dans ces tissus.

Afin de favoriser l’élimination de ces graisses prédisposant à l’insulino-résistance, l’organisme a plusieurs leviers :

  • Diminuer la synthèse des lipides dans le foie
  • Oxyder les graisses présentes dans les muscles

Pour cela, l’organisme utilise plusieurs voies.

1 - Enzyme AMPK

La première est celle de l’enzyme AMPK, qui agit à de multiples niveaux du métabolisme du glucose.

Celle-ci réduit la lipogénèse, favorise l’oxydation des acides gras, diminue les taux sanguins de cholestérol LDL et triglycérides.  Aussi, elle favorise la captation de glucose par les muscles. De plus, elle diminue la néoglucogénèse opérée par le foie, qui transforme les acides aminés des muscles en glucose sanguin (19). Enfin, elle réduit l’absorption intestinale du glucose en régulant les transporteurs SGLT-1 (20). Dans l’organisme, elle est stimulée par l’acide alpha-lipoïque.

Par l’alimentation, l’AMPK est stimulée par de multiples polyphénols présents dans les fruits et légumes.

2 - Sirtuines

La deuxième voie concerne les sirtuines, notamment SIRT1. Ces protéines cellulaires ont différentes actions (21) :

  • Entraîne l'inhibition de la synthèse des lipides et du stockage des graisses (adipogénèse), notamment dans les cellules musculaires et adipeuses.
  • Favorise l’oxydation des lipides pour les déstocker des cellules en agissant sur le PPARα au niveau des mitochondries.
  • Favorise la néoglyconéogenèse (transformation des graisses stockées en glucose) et inhibe l’adipogenèse
  • Aide à réduire le cholestérol total, HDL et le taux de triglycérides

Mais les sirtuines ont également des effets direct sur le métabolisme du glucose :

  • Favorise la sécrétion et la sensibilité d'insuline.
  • Diminue la production hépatique de glucose

Encore une fois, la science a découvert que les polyphénols sont des activateurs de SIRT1 (22). Par ce biais, ils ont à la fois des bienfaits pour baisser la glycémie directement, mais aussi indirectement en agissant sur le métabolisme des lipides.

3 - Les acides biliaires

Les acides biliaires ne servent pas uniquement à digérer les graisses. Présents dans le sang, ils favorisent la combustion des graisses des cellules au niveau des mitochondries par le biais des récepteurs TGR5 (23).

Les nutriments et plantes qui favorisent la production de bile pourraient avoir un impact sur la combustion des graisses, et donc faire baisser la glycémie par répercussion. Les aliments riches en bétaïne ou en taurine favorisent la production des acides biliaires. Mais la flore intestinale intervient aussi dans le métabolisme des acides biliaires.

Aliments riches en taurine : fruits de mer, viandes, graines oléagineuses et légumineuses Aliments riches ne bétaïne : betterave, céréales complètes

Glycation, peroxydation lipidique  et oxydation

La glycation est une réaction chimique qui se produit entre un glucide et une protéine. La glycation des protéines se produit lors d’une glycémie trop élevée. Ce phénomène est accéléré lors de la résence de radicaux libres. L’hémoglobine étant une protéine, elle peut elle aussi être glyquée : c’est l’ HbA1c. Les produits de la glycation (AGEs) sont toxiques pour l’organisme. Ils produisent des radicaux libres qui endommagent les cellules. Leur présence est une des explications des causes du vieillissement.

Mais la peroxydation lipidique produit aussi des ALEs (produits finaux de lipoxydation avancée), quand les lipides réagissent avec des radicaux libres (24). Cette réaction se fait d’autant plus facilement que la glycémie est élevée (25).

Ainsi, pour limiter la glycation et la peroxydation lipidique, il est particulièrement important de faire baisser sa glycémie, mais aussi de lutter contre les radicaux libres. L’apport de nutriments antioxydants par l’alimentation est primordial, notamment par les végétaux : polyphénols, vitamines, sélénium et zinc. Mais les acides aminés que l’on trouve dans les protéines sont aussi utiles : NAC, carnosine, glycine. La flore intestinale joue aussi un rôle dans la gestion des produits de la glycation (26) : pré et probiotiques alimentaires sont aussi à considérer.

Flore intestinale : elle fait aussi baisser la glycémie naturellement

La préservation d’un microbiote intestinal normal et sain joue un rôle essentiel dans le maintien d’une bonne santé.

D’un point de vue physiologique (27), le microbiote participe à faire baisser la glycémie naturellement de part :

  • La sécrétion d'incrétine, qui  améliore la sécrétion d'insuline et limite la production de glucagon, une hormone hyperglycémiante.
  • L’action sur le métabolisme des acides biliaires, qui aident les mitochondries à oxyder les graisses présentes dans les cellules
  • La production d'acides gras à chaîne courte par le microbiote à partir de la fermentation des glucides. Parmi ces acides gras, il y a le propionate, une molécule donnant le signal ralentir la vidange gastrique au cerveau. Il y a aussi le butyrate, qui stimule la gluconéogenèse intestinale, relarguant du sucre dans les intestins (17).

L’apport de fibres ayant des actions prébiotiques, ainsi que les probiotiques naturels de l’alimentation, permettent de maintenir la flore intestinale en bonne santé.

Testostérone et œstrogènes

Les œstrogènes, hormones sexuelles féminines, sont aussi impliqués dans le métabolisme du glucose (29, 30) :

  • Augmentent l’activité des transporteurs GLUT-4 qui stockent le glucose dans les muscles et le tissu adipeux
  • Stimulent l’hormone intestinale incrétine GLP1 qui permet d’augmenter la production d’insuline et inhibe la sécrétion du glucagon, tout en induisant une sensation de satiété.
  • Diminuent la production de glucose par le foie

La chute de la production d’œstrogènes à la ménopause peut expliquer en partie la difficulté de certaines femmes à maintenir leur glycémie à cette période de leur vie. Les nutriments et plantes contenant des phyto-œstrogènes peuvent être indiquées chez les femmes ménopausées. Le plus significatif est le soja (31), mais les aliments contenant des lignanes, des polyphénols à activité ostrogéniques présents dans les végétaux, sont aussi actifs.

Pour les hommes, la testostérone a aussi une activité bénéfique pour faire baisser la glycémie (32, 33, 34) :

  • Elle stimule aussi l’incrétine intestinale qui stimule l’insuline.
  • Son action sur les transporteurs GLUT-4 a aussi été démontrée
  • Elle limite le stockage de la graisse

Les hommes qui avancent en âge produisent de moins en moins de testostérone. Ils sont susceptibles d’avoir plus de difficultés à maintenir leur glycémie. Les aliments riches en zinc permettent d’aider à maintenir les taux de testostérone dans le sang et ainsi favoriser une glycémie normale.

Thyroïde

Les hormones thyroïdiennes améliorent l'action de l'insuline pour faire baisser la glycémie naturellement en favorisant la pénétration du sucre dans les cellules. D’autre part, elles participent à l'augmentation de la température du corps, liée à une meilleure carburation métabolique.

L’apport d’aliments riches en tyrosine, en iode et en certaines vitamines B permet d’apporter les nutriments précurseurs des hormones thyroïdiennes.

Aliments riches en tyrosine : légumineuses, graines oléagineuses, poisson, viande, œufs et produits laitiers.

Les aliments riches en iode se trouvent essentiellement dans les produits de la mer, ainsi que dans les produits laitiers.

Cortisol

Enfin, le cortisol, sécrété par la glande surrénale, augmente la glycémie. Or l’élévation continue du cortisol est due au stress chronique. Afin de mieux gérer le métabolisme du cortisol et de la glycémie, la gestion du stress est fondamentale pour les personnes concernées.

Les aliments riches en magnésium et en vitamines B permettent de mieux gérer le stress au quotidien. Il existe de nombreuses plantes qui aident à réguler le stress, dont certaines ont aussi un impact direct sur le maintien de la glycémie.

Alimentation, le pilier pour faire baisser la glycémie au quotidien

Après avoir décrit l’ensemble des mécanismes physiologiques impliqués dans la gestion de la glycémie, ainsi que le type d’aliment pouvant agir sur les différentes voies, abordons de manière plus générale l’alimentation qui est susceptible de faire baisser la glycémie naturellement.

L’alimentation est à considérer comme un facteur important de l’hygiène de vie de maintien de la  glycémie. Elle peut ne pas suffire: dans ce cas, il faut prendre conseil auprès de votre médecin.

Critères principaux

1 - Index glycémique

L’index glycémique des aliments est un facteur intéressant pour mieux gérer sa glycémie. C’est d’ailleurs un paramètre devenu très populaire, largement décrit sur internet et dans la presse.

L’index glycémique se mesure sur une échelle qui varie de 0 à 100. Moins il est élevé, moins les glucides présents dans l’aliment passent dans le sang. La teneur en sucre dans l’aliment n’influe pas directement l’index glycémique : il peut y avoir des aliments riches en sucre qui ont un IG bas. C’est pourquoi la notion de charge glycémique est aussi apparue, prenant en compte la proportion des glucides d’un aliment et son index glycémique.

Plus un index glycémique est haut et plus il a de sucres, plus il impactera la glycémie. Favoriser des aliments à faible charge glycémique est important pour maintenir une glycémie normale.

L’index glycémique des aliments est essentiellement modulé par 2 types de nutriments :

  • La présence de fibre diminue l’IG, car elles diminuent l’assimilation intestinale du glucose. C’est pour cette raison que les aliments raffinés sont mauvais pour la glycémie.
  • La présence de sucres rapides (sucre sur les étiquettes) ou de sucres lents, appelés sucres complexes (glucides sur les étiquettes). Ces derniers génèrent moins de glucose sanguin.

2 - Les fibres

Favoriser la consommation de fibres fait partie des recommandations du ministère de la santé en cas de diabète.

Elles ont de multiples actions pour aider à baisser la glycémie naturellement :

  • Baissent l’index glycémique des aliments
  • Retardent la vidange gastrique
  • Favorisent la flore intestinale qui produit incrétine, une hormone stimulant l’insuline

3 - Les polyphénols des fruits et légumes

Comme nous m’avons vu plus haut à multiples reprises, les polyphénols présents dans les végétaux sont des nutriments puissants qui interviennent à différents niveaux dans la régulation de la glycémie.

Une alimentation riche en végétaux, aussi basée sur les recommandations officielles, permet de maintenir la glycémie au quotidien.

4 - Vitamines,  minéraux, acides aminés et acides gras

Enfin, nous l’avons vu, diverses vitamines et minéraux interviennent dans le métabolisme du glucose. Une alimentation variée, riche en fruits, légumes, légumineuses, graines et huiles végétales permet d’apporter ces nutriments en quantité. Les produits animaux peuvent être un apport complémentaire d’acides aminés.

Alimentation type

Le régime alimentaire dit « méditerrannéen » paraît le régime le plus adapté pour réguler sa glycémie au quotidien. Il diminue le risque de diabète de type 2 de l’ordre de 20% (35) et favorise un ensemble de paramètres pour la santé : gestion des radicaux libres, contrôle du cholestérol (36)… Il serait plus efficace que le régime végétarien (37).

Il convient aussi d’éliminer les glucides raffinés le plus possible de son alimentation. Leur fort index glycémique engendre des quantités de glucose importante dans le sang, qui à la longue dérègle le métabolisme de la glycémie.

Sport : un puissant allié quand il est adapté

L’activité physique permet de faire baisser la glycémie naturellement.

Elle augmente la sensibilité des muscles à l’insuline, permettant au glucose de pénétrer les muscles et ainsi réduire leur concentration dans le sang.

  • Elle permet le déstockage des graisses par la néoglucogénèse opérée par le foie, ainsi que l’oxydation des graisses dans les mitochondries. 
  • Elle aide à oxyder les graisses présentes dans les muscles

Les pratiques les plus impactantes

Toutes les pratiques sportives impactent la glycémie. Le consensus actuel pour avoir un impact significatif sur le maintien de la glycémie est de faire 2h30 d’activité par semaine, sur 3 à 5 jours (38). L’idéal est de faire 30 minutes par jour.

En cas de sédentarité, à la maison ou au travail, on maximise la baisse de la glycémie en ajoutant aux 30 minutes journalières des mouvements toutes les heures (3 minutes par heure – ou 250 pas) ou trois fois par jour à raison de 10-15 minutes.  

Il est important de noter que plusieurs études confirment que marcher après les repas fait partie des exercices les plus efficaces pour faire baisser la glycémie naturellement. Et c’est encore plus efficace après le repas du soir. Une étude (39) confirme que marcher 10 minutes après le repas du soir fait diminuer la glycémie à jeun de 22%. Alors que la marche à un autre moment n’abaisse la glycémie « que » de 12%.

Cela signifie qu’en étant sédentaire, faire une marche de 10 minutes après chaque repas + 2h30 d’activité physique par semaine est un moyen simple et efficace de contrôler sa glycémie tout au long de la journée.

Il est aussi bon de savoir que les pratiques sportives orientées vers le gainage abdominal peuvent baisser la glycémie de 7% en 4 mois (40). Faire travailler les muscles de cette zone permet de diminuer la graisse viscérale, très néfaste pour la glycémie : l’étude conclut que ce type d’exercice peut augmenter de 46% la sensibilité à l’insuline.

Attention au sport intensif ?

Afin d’essayer d’évaluer la frontière entre une pratique sportive favorable ou défavorable pour la glycémie, une étude (41) a soumis des volontaires à des exercices de vélo à intensité croissante pendant 4 semaines.  La quatrième semaine, les volontaires ont fait 5 sessions intensives durant 2h40 en totalité de la journée.

Les chercheurs ont remarqué que la respiration des mitochondries a diminué de 40% lors de cette semaine, entraînant une perturbation de l’insuline et de sa sensibilité.

Néanmoins les auteurs soulignent que ce type d’exercice, pratiqué dans la durée, relève davantage des sportifs professionnels. Et que globalement, ils vivent plus longtemps et en meilleure santé que la moyenne. Et que faire trop peu d’exercice est plus un problème que d’en faire trop.

Le coup de pouce des actifs et plantes pour maintenir la glycémie

Vous l’avez compris, l’alimentation et l’activité physique sont les leviers les plus puissants pour faire baisser la glycémie naturellement. Aussi, il est possible d’aider son organisme à maintenir la glycémie en prenant des compléments alimentaires à base de plantes ou de nutriments. Ce ne sont pas des médicaments, mais des aides qui accompagnent l’organisme. Pour tout problème de glycémie, il est impératif de consulter son médecin pour éventuellement mettre en place un traitement médical adapté.

Cette liste répertorie quelques plantes qui ont une action significative sur le maintien de la glycémie.

Berberis riche en Berbérine pure

  • Agit directement sur le maintien de la glycémie
  • Soutien le foie
  • Aide à réguler le métabolisme des lipides et le cholestérol

Chardon Marie Bio :

  • Favorise la biodisponibilité de la berbérine en la rendant plus efficace à la dose de 1⁄3 pour 2/3 de berbérine (44)
  • Aide à équilibrer la glycémie
  • Soutien la détox et la régénération hépatique
  • Protège les cellules du stress oxydant

Extrait de mûrier blanc :

  • Contribue au bon fonctionnement du métabolisme glucidique.
  • Aide à  limiter l’absorption intestinale du glucose 

Cannelle de Ceylan bio :

  • Aide au maintien d'une glycémie saine
  • Contribue au métabolisme normal du glucose
  • Améliorer les effets de l'insuline en rendant les récepteurs d'insuline plus sensibles
  • Aide à maintenir un poids santé
  • Aide à maintenir les taux de lipides sanguins normaux
  • A une activité anti-oxydante significative

Garcinia cambogia bio :

  • Aide à maintenir le taux normal de sucre et de graisse dans le sang
  • Aide à diminuer le poids et le stockage des graisses
  • Aide à réduire la sensation de faim et l'appétit pour le sucré

Conclusion

Bravo si vous avez réussi à lire la totalité de cet article qui vous permet d’avoir les tenants et les aboutissants pour faire baisser la glycémie naturellement ! Les aliments sont un pilier de l’hygiène de vie quotidienne car ils agissent sur les différents mécanismes qui régulent la glycémie. Mais l’activité physique pratiquée correctement est aussi un puissant levier qui peut faire baisser la glycémie à jeun de 22% ! Enfin, il existe des plantes qui permettent de soutenir le métabolisme des glucides : elles peuvent être un coup de pouce appréciable.

 Sources

(1) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9736284/

(2) Antioxidant phytochemicals| British Journal of Nutrition | Cambridge Core

(4) sciencedirect.com/science/article/pii/S0304416514003377

(5) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8235588/

(6) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5148911/

(7) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5358484/

(8) sciencedirect.com/science/article/pii/S1550413116301747

(10) sciencedirect.com/science/article/pii/S2213453022002397

(9) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8831809/

(11) ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/2420/1995_8_1111.pdf

(12) researchgate.net/publication/350972664

(13)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19283340/

(14) https://www.nature.com/articles/s41598-020-58206-0#

(15) journal-therapie.org/articles/therapie/abs/2007/04/th071618/th071618.html#

(16) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3308119/

(18) https://www.elsevier.com/fr-fr/connect/diabete-de-type-2-des-pannes-multiples

(17) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8831809/

(19) medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2003/05/medsci2003195p541/medsci2003195p541.html

(20) mdpi.com/1422-0067/19/11/3481

(21) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5352102/

(22) frontiersin.org/articles/10.3389/fphar.2020.01225/full

(23) nature.com/articles/s41467-017-02068-0

(24) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5319403/

(25) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3453770/

(26) mdpi.com/2072-6643/15/11/2567

(27) biologie-journal.org/articles/jbio/abs/2022/01/jbio220003/jbio220003.html

(28) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6363653/

(29) unige.ch/medias/2018/diabete-le-role-protecteur-des-strogenes-enfin-compris

(30) sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1957255716302103

(31) researchgate.net/publication/350972664_Activation_of_Insulin_Signaling_by_Botanical_Products (32) pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26100787/

(33) academic.oup.com/jcem/article/102/8/3056/3882600

(34) pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33982080/

(35) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4538272/

(36) pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24744219/

(37) pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29302846/

(38) sciencedirect.com/science/article/pii/S2667036423000018

(39) link.springer.com/article/10.1007/s00125-016-4085-2

(40) pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15735205/

(41) sciencedirect.com/science/article/pii/S1550413121001029?via%3Dihub

(44) ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6590227/

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